EDUCATION

L’école face au choc démographique

Dans 10 ans, selon les projections suivant l’évolution de la natalité, la France comptera 1,7 million d’élèves en moins qu’aujourd’hui ! Un séisme démographique synonyme de bouleversement pour l’école.

 

HD-476-actuUn rapport choc, mais qui ne surprend guère. Chacun sait que la natalité française est en berne depuis plusieurs années ; il apparaît ainsi évident que le nombre d’enfants qui s’assiéront prochainement sur les bancs de l’école va inexorablement décroître. Le « choc » tient plus dans l’ampleur des chiffres évoqués dans le rapport publié par le service statistique de l’Éducation nationale (Depp) il y a quelques jours. Selon ce document intitulé « Projections d’effectifs d’élèves dans les premier et second degrés à horizon 2035 » (à découvrir ICI), écoles, collèges et lycées auront perdu près de 1,7 million d’élèves en 2035, soit une baisse totale de 14 % du nombre d’élèves en dix ans.

Plus précisément, le primaire perdrait près d’un million d’élèves (933 000), le second degré 743 800 élèves, et le lycée professionnel 56 500 élèves.

« Paris », « Nancy-Metz » et « Lille » sont les académies qui subiraient les baisses les plus fortes. A titre d’exemple, dans le premier degré, l’académie de Paris pourrait perdre dans 10 ans près d’un tiers de ses effectifs (- 29,3 %) !

 

Quelles conséquences ?

Ce choc démographique va imposer une redistribution de « l’offre scolaire sur le territoire » a prévenu Edouard Geffray, le ministre de l’Education nationale, avec des regroupements et de nouveaux « maillages » d’écoles, de collèges et de lycées.

Déjà là, la décrue des effectifs a d’autres conséquences : à la rentrée 2026, alors que les effectifs d’élèves diminueront (2 % en primaire et 0,6 % dans le second degré), 4 000 postes d’enseignants doivent être supprimés.

Pour les années suivantes, le ministre de l’Education nationale imagine « un seuil maximal de suppressions de postes, par rapport à ce qu’imposerait la baisse démographique » qui pourrait s’établir à « 50 % sur les cinq prochaines années ».

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