EDITO

Sans surprises, les résultats Pisa dévoilés en cette rentrée montrent une chute spectaculaire du niveau des élèves français. Jamais les compétences mesurées, que ce soit en compréhension écrite, en maths et en sciences, n’étaient tombées aussi bas. Le classement de la France demeure quant à lui à peu près inchangé, bénéfice douteux de la chute collective de la majorité des pays de l’OCDE.
Le ministre de l’Éducation nationale parle d’un « résultat préoccupant » qui ne représente cependant « pas une surprise », tandis qu’à l’unisson son ministère pointe du doigt des causes principalement « externes » à l’éducation nationale pour expliquer la débâcle : l’hyperconnexion numérique et les réseaux sociaux, sans omettre le désintérêt croissant des parents pour le parcours scolaire de leurs enfants.
Et il est vrai que l’étude PISA fait apparaître que 49 % des élèves déclarent que leurs parents s’intéressent à ce qu’ils apprennent en classe contre 63 % en 2022. Des évolutions comportementales indéniables que nos associations constatent chaque jour par la croissante difficulté à rencontrer des parents « impliqués ».
Pour autant, parmi les causes invoquées, certaines, bien qu’inquiétantes, sont moins commentées. Ainsi 47 % des élèves français en classe de mathématiques indiquent que du bruit et de l’agitation perturbent la plupart, ou tous les cours, quand la moyenne OCDE se situe à 31 %.
Quant aux conséquences des imperfections de notre système éducatif, nous en relèverons une en particulier, la diminution très sensible du nombre d’élèves français jugés très performants : autour de 10 % entre 2000 et 2018, avant de tomber à 7 % en 2022 et 5 % en 2025. À l’heure où la compétition internationale marquée par le poids des hautes technologies s’affirme de plus en plus férocement, voilà qui n’augure rien de bon.
Accompagner pleinement nos enfants dans leur scolarité est un facteur clé de leur réussite. Notre implication se joue au quotidien, à la maison, mais aussi à l’école. Les prochaines élections scolaires, les 9 et 10 octobre, où nous élisons nos représentants, seront l’occasion de nous engager pour agir !
Emmanuel Garot, président national