Pas de « réforme Geffray » à l’horizon, mais…
En poste depuis octobre 2025, Edouard Geffray, haut fonctionnaire devenu ministre de l’Education, vient d’annoncer qu’il ne mettrait en œuvre « aucune grande réforme à la rentrée prochaine ». Un statu quo pour « redonner une forme de sérénité à l’école » a-t-il indiqué – la continuité gouvernementale vers la prochaine élection présidentielle n’y est peut-être pas étrangère.
Cette annonce devrait rassurer les syndicats enseignants – généralement peu enthousiastes quand on annonce des réformes, à l’image de la mise en œuvre des groupes de besoins, finalement mis en veille (lire notre zoom paru le mois dernier) –, mais on peut néanmoins s’interroger quand on sait toutes les difficultés que traverse le système éducatif français depuis de nombreuses années, comme le montrent régulièrement les diverses évaluations nationales et internationales.
Restent toutefois quelques mesures à l’agenda du ministre de l’Education nationale, telles l’éventuelle interdiction du téléphone portable au lycée, ainsi qu’une possible refonte des stages en entreprise obligatoires pour les élèves de 3e et de seconde, après les accidents dramatiques récemment survenus. La ministre de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Sabrina Agresti-Roubache, a d’ailleurs proposé en alternative à ces stages la possibilité aux élèves de rester dans leur établissement et de se rendre en groupe « chaque jour dans une entreprise différente pour découvrir le monde du travail ».