EDUCATION

Vidéosurveillance : quand les établissements scolaires s’équipent

caméra de surveillanceC’est une tendance qui s’amplifie chaque année : un nombre croissant d’écoles, de collèges et de lycées s’équipent de systèmes de vidéosurveillance. Des équipements qui peuvent couvrir les abords mais aussi l’intérieur des enceintes scolaires, mais dont l’installation doit obéir à des règles précises.

 

Sécuriser les accès et lutter contre les intrusions, prévenir les violences et les actes de malveillance, dissuader du vandalisme, des vols et des trafics… Nombreuses sont les raisons qui peuvent conduire à l’installation de systèmes de vidéoprotection aux abords et au sein des établissements scolaires. Une initiative qui revient aux collectivités territoriales compétentes, qui en assurent la charge financière : communes pour les écoles, départements pour les collèges et régions pour les lycées ; soulignons que dans un collège et un lycée, la mise en place de caméras relève d’une décision du chef d’établissement, « après délibération du conseil d’administration ».

 

En ville comme en campagne

Alors qu’ils étaient auparavant le plus souvent cantonnés aux lycées situés dans des zones urbaines dites « sensibles », les systèmes de vidéoprotection se déploient aujourd’hui dans un nombre croissant d’écoles et d’établissements scolaires, en ville comme à la campagne.

A l’exemple de la Mayenne. Le Département vient ainsi de décider d’installer un système de vidéoprotection dans tous les collèges publics. Le déploiement, qui sera pleinement opérationnel à la rentrée 2026, concerne 128 caméras réparties dans 27 collèges.

 

Des règles strictes à suivre

Les emplacements stratégiques (portails, entrées, sorties) ont été définis avec les forces de l’ordre, conformément à la législation de la Cnil (lire ICI la règlementation en la maitère). Celle-ci veille à ce que ces équipements ne portent pas atteinte à la vie privée des élèves et du personnel éducatif – notons par ailleurs que les élèves comme leurs parents doivent être informés que le lieu est placé sous vidéosurveillance.

Les caméras peuvent ainsi filmer les accès de l’établissement (entrées et sorties) et les espaces de circulation. En revanche, il est exclu de filmer les lieux de vie des établissements (cour de récréation, salle de classe, cantine, toilettes…) pendant les heures d’ouverture de l’établissement.

Comme le souligne judicieusement la Cnil, « l’utilisation de caméras doit rester limitée et constituer un moyen complémentaire à d’autres mesures de sécurité (telle que la surveillance par le personnel éducatif) ». En effet, la vidéoprotection ne peut à elle seule répondre à toutes les problématiques sécuritaires, car c’est avant tout un système de prévention et de dissuasion.

 

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473-saone-loireLe choix de la protection

Comme en Essonne ou en Mayenne, le Département de Saône-et-Loire a décidé d’installer des systèmes anti-intrusion et de vidéoprotection dans ses 51 collèges publics. Le dispositif est proposé avec trois niveaux d’équipement :

  • choix 1 : caméras extérieures, actives hors périodes d’activité.
  • choix 2 : caméras extérieures, dans les couloirs et escaliers, actives hors périodes d’activité.
  • choix 3 : installation de caméras dans les espaces extérieurs et aux abords, dans les couloirs et escaliers, avec fonctionnement permanent.

La majorité des collèges a opté pour le choix 2.

 

« Une école, une caméra »

« Renforcer la sécurité des élèves et du personnel éducatif », voilà l’objectif de l’opération intitulée « une école, une caméra », menée par la ville de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines. Comme son nom l’indique, chaque école primaire de la commune est désormais équipée d’au moins une caméra de vidéosurveillance positionnée devant les abords des entrées et sorties.

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