Un bilan mitigé pour les évaluations nationales
En septembre : c’était déjà l’heure du bilan ! Les élèves, du CP à la seconde (à l’exception des collégiens de 3e), ont été évalués sur leurs compétences en français et en maths. Avec des résultats, comme depuis plusieurs années, que l’on peut qualifier de stables et de mitigés, notamment pour le français au collège.
Organisées quelques jours seulement après la rentrée scolaire, les évaluations nationales ont pour objectif premier d’offrir aux enseignants des repères précis pour ajuster leurs pratiques pédagogiques tout au long de l’année.
A l’école élémentaire
En CP, les résultats confirment une progression : les compétences telles que « reconnaître les lettres et leurs sons », « comprendre des mots à l’oral » ou « résoudre des problèmes », sont en amélioration. L’année suivante, en CE1, on note une baisse des résultats en français, en particulier concernant les compétences liées à la compréhension.
Sur les 3 dernières années de l’école élémentaire, le CE2, le CM1 et le CM2, le bilan des évaluations confirme une stabilité du niveau global, et des progrès en mathématiques, en particulier en CE2 et CM1 – sur ce dernier point, on peut légitimement penser que le « plan maths », lancé en 2018 avec Cédric Vilani (qui insistait notamment sur la place prépondérante que devait avoir le calcul mental dans les apprentissages), n’y est pas étranger…
Au collège
Les élèves de 6e enregistrent, eux, une amélioration en français, « où la proportion d’élèves très en difficulté diminue depuis huit ans » se réjouit le ministère de l’Education nationale. Pour les mathématiques, on observe la même tendance, avec des progrès significatifs dans les collèges de l’éducation prioritaire, où le nombre d’élèves en grande difficulté baisse de manière notable.
En 5e, niveau de classe qui a été évalué pour la première fois, les résultats indiquent que seul un élève sur deux (52 %) présente une maîtrise satisfaisante en français… Autre chiffre inquiétant, dans les collèges situés en « éducation prioritaire », ce taux n’est que de 34,6 % en REP et tombe même à 24,9 % en REP !
Enfin, en 4e, la situation est tout aussi préoccupante : les performances en français reculent, avec moins d’élèves placés dans les groupes performants et davantage dans les groupes les plus faibles.
__________
Filles / Garçons – maths / français : des écarts toujours présents en élémentaire
Les évaluations nationales de 2025 nous apprennent que les écarts de taux de maîtrise observés entre les filles et les garçons sont toujours aussi importants. Ces écarts sont toujours en faveur des filles en français, du CP au CM2. En mathématiques, ils sont en faveur des filles en début de CP, puis en faveur des garçons à partir du début de CE1. Ainsi, en dernière année de l’école élémentaire, en CM2, suivant les compétences spécifiques évaluées, on constate ainsi des écarts jusqu’à 9 % en français (pour les filles) et 19 % en maths (à l’avantage des garçons) ! Des écarts qui perdurent au collège.
En seconde, nette baisse en français
Au lycée, sur le même modèle qu’en élémentaire et au collège, on appelle « évaluations » les tests de positionnement. Ces tests sont passés par les tous les élèves de seconde (générale et technologique, et professionnelle). Les résultats révèlent une situation contrastée : tandis que le niveau en français continue de nettement se dégrader, avec une proportion d’élèves appartenant aux groupes les plus faibles qui passe de 12,4 % à 20,1 % en voie générale et technologique – et de 58,3 % à 69 % en voie professionnelle ! –, en maths, à l’inverse, on note une – légère – amélioration : la part d’élèves en difficulté recule légèrement, de 27,6 % à 26,4 % dans la voie générale et de 77,3 % à 74,3 % dans la voie pro.