DOSSIER

Service national universel : jeunes et engagés

HD-449---ouv-snu-nlLes inscriptions sont ouvertes ! Depuis le 6 novembre en effet, les jeunes âgés de 15 à 17 ans peuvent demander à effectuer leur SNU, service national universel. Ce programme, basé sur le volontariat (mais nécessitant un accord parental), s’adresse aux jeunes qui « souhaitent vivre une belle expérience collective, se rendre utile aux autres, créer des liens forts et se découvrir un talent pour l’engagement », comme le promeut l’Etat.

L’expérience du SNU se vit en deux temps. D’une part un « séjour de cohésion », pendant les vacances scolaires, où les jeunes sont encadrés et regroupés dans un centre pendant une douzaine de jours, et suivent un programme avec des activités variées autour de plusieurs thématiques telles que la citoyenneté et les institutions nationales, le développement durable et la transition écologique, le sport et la culture, etc. Ensuite, les jeunes poursuivent leur engagement en effectuant une mission d’intérêt général, un temps de « solidarité au service de la Nation », comme le présente Prisca Thevenot, secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et du Service national Universel.

 

«J’avais un peu d’appréhension avant de me rendre au centre. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, même si une amie m’avait dit qu’elle avait vécu une super expérience quand elle a fait son SNU, un an avant moi. Et finalement, comme elle, ces 12 jours de juillet ont été pour moi un moment formidable. Dès le deuxième jour, il y avait une super ambiance. J’ai fait la connaissance d’autres jeunes, qui sont devenus depuis des amis. Avec toutes les activités qu’on a partagées, on est devenus vraiment soudés. On est beaucoup de notre groupe à avoir gardé le contact, on échange notamment sur notre MIG (Mission d’intérêt général) ». C’est avec beaucoup d’enthousiasme que Lucie raconte son « SNU », service national universel, et spécifiquement le séjour de cohésion. Une expérience « marquante et très positive », comme le jugent la plupart de ses camarades : selon une enquête de l’Injep, Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, parue en octobre 2022, à l’issue de leur séjours, 9 jeunes volontaires sur 10 se disaient satisfaits !

 

Un service en deux temps

Mis en place en 2019 à l’initiative d’Emmanuel Macron, le SNU fait chaque année de plus en plus d’adeptes : 40 000 l’an passé, le double attendu en 2024 (lire plus bas l’interview de Prisca Thevenot, Secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et du Service national universel).

En pratique, le service national universel se décompose en deux temps. Première étape : le séjour de cohésion, un dispositif gratuit pendant lequel le jeune est totalement pris en charge (transport, alimentation, activités, tenue de volontaire…).

Pendant 12 jours (voir calendrier en encadré), les jeunes volontaires, issus de différents départements, réunis dans un centre adapté et encadrés par des professionnels, vont suivre un programme d’activités autour de la thématique de l’engagement (projets collectifs, ateliers pratiques, sport, temps de démocratie interne, rites républicain…) et des enjeux de société : citoyenneté, institutions européennes, santé, services publics, mémoire et défense, culture, développement durable, patrimoine, etc.

 

MIG, Mission d’intérêt général

Deuxième étape du SNU : le « temps de service à la Nation ». Il peut s’agir soit d’un temps d’engagement court, dans le cadre d’une mission d’intérêt général, ou soit d’un engagement plus long, comme le service civique (lire en encadré ci-dessous).

Les structures pouvant proposer des missions d’intérêt général sont nombreuses : associations, collectivités territoriales, établissements sociaux et médico-sociaux, les Armées, les services de police, de gendarmerie et de sécurité civile, etc. Pour trouver sa « MIG », le jeune peut bénéficier de l’accompagnement d’un référent départemental.

La mission d’intérêt général peut être effectuée tout au long de l’année (minimum 84 heures) ou pendant douze jours consécutifs hors temps scolaire durant l’année qui suit le séjour de cohésion.

 

HD-449---secourismeDe multiples avantages

Effectuer un SNU présente de nombreux avantages pour les jeunes. Certains sont très concrets : bénéficier d’une formation à la prévention et secours civiques niveau 1 (PSC1), valider sa JDC – Journée Défense et Citoyenneté – (équivalence), accéder à une plateforme d’apprentissage du code de la route et bénéficier d’une première inscription gratuite à l’examen théorique…

Par ailleurs, les deux temps du SNU, et en particulier la MIG, mission d’intérêt général, peuvent permettre d’ouvrir des horizons professionnels nouveaux, que le jeune va découvrir, notamment dans les domaines de la défense et la sécurité.

Enfin, cette expérience pourra être valorisée sur le CV de votre enfant, et particulièrement dans son dossier « Parcoursup »…

 

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ZOOM

Calendrier 2024 des séjours de cohésion du SNU

En 2024, 4 séjours sont proposés dans chaque académie.

  • Congés d’hiver

– Du lundi 12 février au samedi 24 février pour la zone C (volontaires franciliens accueillis dans la zone B)

– Du lundi 19 février au samedi 2 mars pour la zone A

– Du lundi 26 février au samedi 9 mars pour la zone B

 

  • Congés de printemps

- Du lundi 8 avril au samedi 20 avril pour la zone C (volontaires franciliens accueillis dans la zone B)

– Du lundi 15 avril au samedi 27 avril pour la zone A

– Du lundi 22 avril au samedi 4 mai pour la zone B

 

  • Session d’été (toutes zones confondues)

- Du lundi 17 juin au vendredi 28 juin

- Du mercredi 3 juillet au lundi 15 juillet.

 

Les jeunes qui souhaitent s’inscrire doivent se rendre sur la plateforme officielle du SNU pour se créer un compte personnel.

 

HD-449---service-civiqueService civique, mode d’emploi

Après le séjour de cohésion, l’engagement dans un service civique peut constituer le seconde phase du SNU. Bien entendu, un jeune peut décider d’effectuer un service civique sans passer par le programme du SNU. En quoi consiste cet engagement ? Se mettre au service de la collectivité en effectuant des missions d’intérêt général et en étant rémunéré, pendant 6 à 12 mois, entre 16 et 25 ans : tels sont les grands principes du service civique.

Les missions du service civique peuvent couvrir un large éventail de domaines et s’articulent autour de 10 grandes thématiques (avec un exemple entre parenthèses) :

  • Culture et loisirs (favoriser l’accès de jeunes en difficulté à des activités culturelles) ;
  • Action humanitaire (aider à la scolarisation d’enfants dans des pays en voie de développement) ;
  • Éducation pour tous (recueillir les attentes de familles autour des besoins éducatifs dans leurs quartiers) ;
  • Environnement (sensibiliser les enfants au tri des déchets) ;
  • Intervention d’urgence (aider à la reconstruction de sites endommagés par une catastrophe naturelle) ;
  • Mémoire et citoyenneté (participer à des chantiers de restauration de sites historiques) ;
  • Santé (sensibiliser les adolescents sur les conduites à risques) ;
  • Solidarité (participer à l’accompagnement de personnes sans-abris) ;
  • Sport : (accompagner dans leurs pratiques sportives des personnes en situation de handicap) ;
  • Citoyenneté européenne (co-animer des formations sur les valeurs européennes auprès de publics jeunes).

Toutes ces missions peuvent être exercées au sein d’une une association, d’un organisme public (mairie, établissement scolaire…).

 

Indemnité revalorisée

Depuis le 1er juillet 2023, l’indemnité de service civique s’élève à 609,95 euros par mois. Elle se décompose d’une indemnité nette perçue par les volontaires de 496,93 euros

et d’une « prestation de subsistance, d’équipement, de logement et de transport », versée en tout ou partie en nature ou en espèce par l’organisme d’accueil d’un montant de 113,02 euros.

Rendez-vous ICI, sur le portail de l’agence du service civique, pour consulter les offres de service civique disponibles – plus de 10 000 offres sont en ligne !

Pour plus d’informations sur le service civique, retrouvez ICI les contacts de tous les référents du Service Civique pour chaque territoire.

 

hd-449-joyceLe service national universel… selon Joyce

 Elle s’appelle Joyce, est âgée de 16 ans, et vient d’effectuer son SNU. Une expérience qu’elle partage dans les détails sur les réseaux sociaux et qui trouve un véritable écho auprès des autres jeunes, en témoignent les centaines de commentaires – et de questions – à la suite de sa vidéo. A découvrir ICI.

 

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INTERVIEW

hd-449---priscaPrisca Thevenot, secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et du Service national Universel 

« Développer la cohésion nationale, renforcer la résilience et promouvoir une société de l’engagement »

 

Les inscriptions au SNU viennent de s’ouvrir… Comment motiver les jeunes à s’y engager ? Qu’ont-ils à y gagner ?

Pour motiver notre jeunesse à s’engager, il suffit de leur expliquer ce qu’est le SNU : faire des rencontres enrichissantes, participer à des temps d’engagement inédits pendant lesquels les différences sont une force, tout en s’outillant face aux défis de leur époque. Chaque jeune SNU que nous avons rencontré nous ont fait des retours positifs de leur expérience.

Le SNU, c’est avant tout l’expérience de l’engagement et de la solidarité au service de la nation. Cohésion et résilience constituent le fil rouge du séjour de 12 jours du SNU. 

 

Quel est le profil des jeunes qui s’engagent dans un SNU ? 

Beaucoup sont issus de famille où l’engagement est culturel. Toutefois, on observe que la mixité sociale monte en puissance très rapidement. Le bouche à oreille des jeunes passés par le séjour de cohésion, satisfaits ou très satisfaits à plus de 90 %, fait son œuvre et permet d’élargir de plus en plus le public de nos jeunes.

 

Comment s’effectue la répartition des jeunes dans les différents centres pour le séjour de cohésion ?  

La cohésion nationale – qui passe donc par la mixité en premier lieu –  constitue l’un des objectifs premiers du SNU. La mixité sociale et territoriale est donc recherchée.

 

Certains parents peuvent avoir une appréhension à laisser partir leur ado pendant une douzaine de jours, loin de chez eux… Comment peuvent-ils être rassurés ?   

A date, nous ne déplorons aucun incident majeur lors de séjour de cohésion. Les jeunes y sont parfaitement encadrés : 1/3 d’encadrant de l’Education nationale, 1/3 d’encadrant de l’Education populaire et 1/3 d’encadrant des Corps en uniforme (pompiers, gendarmes, etc.).

Par ailleurs, les chefs des centres de séjours de cohésion ont une formation spécifique pour gérer l’éloignement de jeunes adolescents, parmi lesquels il s’agit parfois de la première mobilité hors du département de naissance. A mesure que le SNU monte en puissance, la qualité de l’encadrement est bien identifiée comme prioritaire pour atténuer au maximum les risques liés à l’accueil collectif de mineurs.

 

Combien de jeunes s’engagent chaque année dans un SNU ?

En 2023 40 000 jeunes ont effectué le séjour de cohésion. Ils étaient 32 000 en 2022. En 2024, 80 000 jeunes pourraient effectuer un séjour de cohésion. En effet, 2024 sera marquée, en complément des séjours pendant les vacances, par la mise en place de séjours sur le temps scolaire dans le cadre du label Classes et Lycées engagés.

 

Le caractère obligatoire du SNU, un moment évoqué, n’est plus à l’ordre du jour ? Des modifications du SNU (programme du séjour de cohésion, durée…) sont-elles prochainement envisagées, en réflexion ?

Le SNU est un véritable projet de société au service de trois objectifs : développer la cohésion nationale, renforcer la résilience et promouvoir une société de l’engagement. Il poursuit son déploiement, conformément à l’engagement du président de la République.

Par ailleurs, il évolue, comme en témoigne le dispositif classes et lycées engagés mis en place en 2024. Cette année 2024 sera aussi marquée par le choix entre 4 dominantes ou « colorations » pour les séjours de cohésion (résilience et maîtrise des risques, développement durable, sport et JOP, défense et mémoire).

 

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