EDITO

 

E.-garot

  1. Deux lettres qui sont aujourd’hui entrées dans notre quotidien. L’Intelligence Artificielle, un nouveau monde, aux limites inconnues, source d’immenses bouleversements à venir. Selon une récente étude (menée par la Coface et l’OEM, l’Observatoire des emplois menacés et émergents), 5 millions d’emplois pourraient être supprimés en France d’ici 5 ans à cause de l’IA ! L’intelligence artificielle suscite autant de peurs qu’elle ouvre de nouveaux horizons.

La plupart des jeunes se sont d’ores et déjà emparés de cette nouvelle technologie, facile et immédiate, aux immenses potentialités – mais qui n’est pas sans risques… L’IA bouscule les apprentissages et l’évaluation des élèves. L’école ne peut se tenir à l’écart de cette révolution en marche. Ainsi, l’Education nationale a-t-elle publié l’an passé, en juin 2025, un cadre d’usage de l’IA en éducation. Et, depuis quelques semaines, des collégiens et des lycéens suivent des parcours d’apprentissage sur l’IA.

Et sans doute convient-il d’insister sur le fait que l’IA n’est pas un simple outil au service de l’humain, mais un réseau d’informations, distinction utile pour comprendre que si l’IA peut améliorer et accélérer l’acquisition des savoirs de nos enfants, elle peut aussi contribuer à les formater et les aliéner.

Comme vient de le souligner Samuel Vittel, directeur général du Réseau Canopé, le réseau de formation des enseignants, « L’éducation à l’ère des intelligences artificielles génératives ne pourra se construire sans l’ensemble de la communauté éducative ». Un avis que nous, parents d’élèves PEEP, premiers éducateurs de nos enfants, pouvons facilement partager.

Emmanuel Garot, président national

 

 

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