EDUCATION

Des vacances… studieuses ?

HD-414---actu-exterieurePour de nombreux élèves, l’école à la maison a conduit à des retards dans les apprentissages, voire un décrochage scolaire. Pour « limiter la casse » et préparer au mieux la prochaine année scolaire, plusieurs solutions sont envisageables cet été. A commencer par le dispositif des « vacances apprenantes » lancé par le ministère de Education nationale.

 

Depuis mi-mars et la fermeture des écoles et des établissements scolaires,  l’enseignement à distance avec « l’école à la maison », qui demandait un fort accompagnement des parents – en particulier en primaire –, a créé des inégalités chez les élèves. Malgré le retour obligatoire pour tous les élèves de primaire et de collège à partir du 22 juin (jusqu’au 4 juillet), pour beaucoup d’entre eux, les retards dans les apprentissages se sont accumulés. Que faire pour rattraper ces retards d’ici la rentrée de septembre ?

Plusieurs solutions s’offrent aux parents. Pour les plus jeunes, le recours aux cahiers de vacances peut être privilégié (lire en encadré).  Pour les plus grands, un séjour linguistique présente de multiples avantages – lire plus loin. De son côté, le ministère de l’Education met en place cet été un plan appelé « vacances apprenantes ».

 

 

4 formules proposées

Le dispositif, qui doit permettre à « un million d’élèves » de rattraper pendant l’été le retard accumulé depuis le début du confinement, se divise en 4 opérations, dont certaines existaient déjà mais qui seront renforcées et étendues.

  • École ouverte. Des écoles, collèges et lycées seront ouverts cet été pour proposer aux enfants du renforcement scolaire le matin et des activités culturelles ou sportives l’après-midi. Auparavant limité aux quartiers prioritaires de la ville, le dispositif est étendu sur tout le territoire. 2 500 écoles et établissements devraient être concernés.
  • École ouverte buissonnière. Ce dispositif offre la possibilité aux enfants d’aller dans des écoles ouvertes à la campagne ou en zone littorale, à la découverte de la nature et du patrimoine local, ou de « partir en mini-camps sous tente avec son école ouverte ».
  • Accueils de loisirs apprenants. Dans les centres aérés, outre les habituelles activités culturelles et sportives, les enfants et adolescents auront à leur disposition les parcours pédagogiques en ligne du CNED, du CP à la terminale.
  • Colonies apprenantes. Principale innovation de dispositif « Vacances apprenantes », les « colonies de vacances apprenantes », labellisées par l’État, offriront « des activités ludiques et pédagogiques qui permettront aux enfants de renforcer savoirs et compétences dans la perspective de la rentrée prochaine ». Le 16 juin, le ministère de l’Education nationale a ouvert sa plateforme de colonies de vacances apprenantes pour permettre aux familles de s’informer sur l’offre disponible. Une recherche géographique et par thème est proposée : « développement durable et la transition écologique », « culture, éducation artistique et culturelle »,« sport », « science, innovation et numérique », « langues étrangères ». Rendez-vous ICI.

 

Des « publics » prioritaires

Pour les familles les plus modestes, priorité… et gratuité ! Prévues pour accueillir quelque 250 000 enfants de 3 à 17 ans, « pour beaucoup de familles ce seront des colonies de vacances gratuites. Pour certains ce sera gratuit d’emblée, pour d’autres il y aura une aide », a précisé Jean-Michel Blanquer lors du lancement du dispositif. En l’occurrence, une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour (plafonnée à 400 € par enfant et par semaine). Ces « colonies de vacances apprenantes » seront prioritairement destinées aux jeunes domiciliés dans les quartiers prioritaires ou en zones rurales ; issus de familles isolées ou monoparentales ou en situation économique précaire ; en situation de handicap ; ou dont les parents sont des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire (soignants notamment).

Néanmoins, ces séjours labellisés sont également ouverts à toutes les familles, qui peuvent bénéficier des aides classiques pour les vacances (bons CAF, aides de la collectivité, chèques-vacances).

 

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ZOOM

HD-414---etraPartir en séjour linguistique 

Si le but premier d’un séjour linguistique est d’apprendre ou de se perfectionner dans une langue, il permet aussi au jeune de découvrir une autre culture, d’autres modes de vie, d’acquérir une nouvelle autonomie, de se faire des amis, etc. Des séjours qui allient le plus souvent l’apprentissage de la langue à une thématique, sportive ou culturelle.

Les incertitudes liées à la situation sanitaire et aux possibilités de déplacement ont conduit beaucoup d’organismes de séjours linguistiques à annuler leurs séjours estivaux. Pour d’autres, un « service minimum » va être assuré. « Seuls des séjours individuels et étudiés au cas par cas seront possibles », explique ainsi Jean-Luc Maury Laribière, de SILC. D’autres encore vont maintenir leurs séjours à l’étranger, en conformité avec le protocole sanitaire imposé. C’est le cas, par exemple, de Vivalangues, Oise, EF…

 

Aussi en France

Autre solution à envisager : le séjour linguistique… en France ! C’est le cas notamment d’Action séjours, qui va proposer cet été des séjours diversifiés à la mer, à la montagne ou à la campagne avec des dominantes linguistiques. A l’image d’un « American Camp » dans le Limousin, destiné aux 8-13 ans, au cours duquel les activités encadrées par les équipes et les cours seront suivis en anglais. 

 

Point de vue

hd-414---prevostAdeline Prévost, EF Education First

« Nous avons dû nous réorganiser face à la pandémie en fonction des consignes de chaque pays et de l’âge des participants. EF Education First possède ses propres écoles de langues à travers le monde ; ainsi nous avons des campus d’enseignement de l’anglais pour les plus jeunes dans les Alpes françaises et suisses, à Nice et à Athènes pour les plus âgés. Nos campus de Munich et de Malaga pourront également, comme prévu, accueillir les jeunes en groupe cet été, où nous pourrons assurer en plus l’immersion linguistique et culturelle dans le pays. La particularité de EF réside dans la réactivité et la capacité à accueillir des étudiants dans les conditions sanitaires optimales du fait que nous maîtrisons la production du séjour linguistique du départ à l’arrivée en passant par les cours ainsi que les centres choisis et aménagés par nos soins pour l’occasion. »

 

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IDEE

414-cahier-3Un « cahier » pour les vacances

Passeport (éditions Hachette), Nathan Vacances, Les Incollables (éditions Playbac), Hatier vacances… Si l’offre en matière de cahiers de vacances reste pléthorique, ces derniers ont su se réinventer en insistant sur le côté ludique des apprentissages. Primaire, collège, lycée : ils couvrent toutes les classes et toutes les matières et sont conformes aux programmes scolaires. En outre, le plus souvent, ces cahiers proposent des fiches-conseils aux parents, avec des corrigés, pour bien accompagner leurs enfants dans leurs révisions.

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