EDUCATION

Assurance scolaire : pas toujours obligatoire, mais indispensable !

HD-397---assurancesA chaque rentrée, la même question revient : faut-il souscrire ou non une assurance scolaire ? En théorie, pas d’obligation formelle, mais dans les faits, s’en dispenser demeure très problématique. Explications.

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«L’assurance scolaire, c’est un peu le marronnier de la rentrée. Les parents la redécouvrent lorsque l’école réclame une attestation ! » Philippe Lequeux-Sauvage, délégué de la Fédération française de l’assurance, le confirme : peu de familles maîtrisent vraiment l’assurance scolaire.

Pourtant, elle n’a rien d’anecdotique : selon une circulaire de 2011, elle est même obligatoire pour « tout ce qui n’est pas directement lié à l’éducation nationale » : cantine, Tap (temps d’activités périscolaires), étude/soutien, sorties et voyages de classe… Dès lors que l’activité est facultative, l’établissement va demander la fameuse attestation d’assurance scolaire.

Coûtant en général de 10 à 30 euros par enfant et par an, le contrat se compose de deux piliers. « Le premier, c’est la responsabilité civile, détaille Philippe Lequeux-Sauvage. Cela couvre les cas typiques où l’enfant fait une bêtise. Mais ce n’est pas le plus utile : l’enfant est presque toujours déjà couvert par ses parents. »

L’autre pilier est bien plus important : une « garantie des dommages corporels et aux biens de l’enfant ». Vélo cassé après une chute, cartable volé, instrument de musique vandalisé, séquelles après une blessure… Les assureurs couvrent un panel de plus en plus large de risques liés au milieu scolaire. Et la garantie s’étend même aux activités privées, en vacances. « Si les parents n’ont pas de mutuelle, elle complètera le remboursement des frais de santé, en cas d’accident, note Philippe Lequeux-Sauvage. Il y a souvent une garantie assistance-rapatriement. »

Le contrat peut même jouer pour des soins non pris en charge par la sécurité sociale, en cas d’accident !

 

Comparer les contrats !

Pour autant, Charles Le Corroller, spécialiste en assurances à l’Institut national de la consommation (INC), prévient les parents : « tous les contrats ne se valent pas. On a tendance à le signer un peu vite. Il faut comparer les garanties, les plafonds d’indemnisation. Cela vaut la peine de savoir ce qu’il couvre. »

Pour ne pas se tromper, Philippe Lequeux-Sauvage recommande de « commencer par faire le point avec son assureur habituel ». Et Charles Le Corroller de conclure : « le pire, ce serait que l’enfant ne soit pas couvert du tout. S’il met le feu à une grange ou casse une œuvre dans un musée, la facture peut être très lourde ! » En résumé, une assurance pas obligatoire… mais finalement indispensable si l’on veut garder l’esprit tranquille !

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Marie-Caroline Barbier, agent général d’assurance à Paris, correspondante MMA du contrat d’assurance scolaire Peep

L’assurance scolaire, est-ce utile ?

Pour moi, elle n’est pas seulement utile : elle est indispensable ! Elle envisage de nombreux événements pouvant intervenir en milieu scolaire. En plus de la responsabilité civile, l’assurance scolaire couvre aussi les dommages subis par l’élève, en cas d’accident notamment. La plupart du temps, aucun contrat n’ira aussi loin. Ce sera le seul à couvrir le vol du cartable ou de l’instrument de musique !

 

Chaque année, certains parents hésitent à souscrire…

Il faut voir ce contrat en termes de prévoyance. En cas de perte ou de bris d’un appareil orthodontique, de prothèses auditives ou de lunettes, en cas de dents cassées, les factures peuvent être très élevées. L’assurance scolaire prendra le relais au-delà des remboursements sécurité sociale et mutuelle. Au final, le montant de la prime n’est pas très important au regard des garanties. Pour une vingtaine d’euros, on aura l’esprit tranquille toute l’année.

 

En général, un contrat d’assurance est glissé dans le dossier d’inscription scolaire des enfants. Est-on obligé de le choisir ?

Il n’y a aucune obligation : chacun est libre de choisir son assurance !

 

Vous êtes la correspondante du contrat diffusé par la Peep. Quels sont ses avantages ?

Pour créer le contrat, la Peep a fait remonter les problèmes rencontrés sur le terrain par les adhérents. Le contrat inclut donc des garanties innovantes. Couvrir les vélos et trottinettes, ce n’est pas si anecdotique.

Le contrat inclut aussi des éléments essentiels : rapatriement et transport sanitaire, assistance technique en e-réputation, aide psychologique en cas de harcèlement, d’agression, de racket… Il va très loin dans les besoins liés aux risques scolaires. Et il est gratuit à partir du quatrième enfant !

 

Le contrat propose trois niveaux de garanties (B, A et A+). Comment choisir ?

Les garanties ne sont pas les mêmes. A et A+ sont plus complètes. Un exemple : à la suite d’un accident, il peut être nécessaire d’adapter le logement ou le véhicule. Ce domaine d’intervention est couvert en niveau A et A+, mais exclu du niveau B. Et il n’est pas forcément utile de choisir le même niveau de garantie pour chaque enfant : en maternelle, on aura moins de besoins et de risques que pour un adolescent ! Le niveau A+ se justifie à partir du collège.

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POUR EN SAVOIR PLUS

Vous souhaitez prendre connaissance de toutes les garanties apportées par le contrat d’assurance scolaire Peep-MMA ? Rendez-vous sur le site de la Peep, peep.asso.fr, pour consulter l’intégralité des contrats et le mode d’emploi pour souscrire à l’une des formules proposées.

 

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